L’ancien Lion Indomptable Bernard Tchoutang a accepté de répondre aux questions de TKC Mag. Dans un entretien à bâtons rompus, l’ancien ailier du Tonnerre Kalara Club ressasse son passage chez les Kalara Boys et se prononce sur l’actualité du club.
Bonjour Bernard Tchoutang
Bonjour chers passionnés du Tonnerre de Yaoundé, bonjour chers enfants du Tonnerre Kalara Club, la meilleure équipe du Cameroun, l’équipe en blanc (Rires). On disait à l’époque que Si le Real Madrid joue en blanc, c’est parce qu’ils ont copié le Tonnerre, le TKC ! (rires). Je suis un enfant qui est passionné de football depuis sa tendre enfance, qui a grandi à Nkomkana, ce quartier de Yaoundé qui est comme son village. Je suis passionné de Tonnerre parce que tout petit, j’accompagnais mon grand frère du quartier Jean-Pierre Mbvoum aux séances d’entrainement et aux matches.
Quelle est votre actualité́ ?
C’est une retraite tranquille, mais toujours passionné de sport. Je me suis reconverti dans le coaching personnel. J’aide les gens à perdre du poids et à travailler mentalement sur eux. En même temps, je possède une académie de football qui s’appelle Tchoutang Académie. C’est une équipe qui évolue dans la ligue départementale du Mbam-Et-Inoubou. Donc je suis un homme qui essaie de faire plusieurs choses à la fois, qui est partenaire d’un restaurant.
Suivez-vous l’actualité́ de votre ancien club Tonnerre de Yaoundé́ ?
Bien sûr que je suis l’actualité du Tonnerre de Yaoundé. J’ai été contacté l’année passée. J’ai pris ma carte de membre. Depuis deux ans et demi que je suis rentré au Cameroun, j’ai été sollicité par le directoire pour accompagner l’équipe. Je n’ai pas eu beaucoup de temps l’an passé. Cette année, On est partis sur l’idée, comme je le pense, que la solution pour mieux faire se retrouver la grande famille du Tonnerre, c’est de réconcilier les anciens avec les nouveaux.
Aujourd’hui, quels sont vos rapports avec le TKC ?
Comme je le disais mes rapports avec le Tonnerre sont conviviaux. Les présidents historiques, que ce soit monsieur Martin Omgba Zing que je n’ai pas connu, sauf de nom, parce que tout le monde en parle, le Général Pierre Semengue que je vais voir de temps en temps à sa résidence. J’ai toujours respecté les dirigeants du Tonnerre. J’ai toujours été près du Tonnerre.
Selon vous, pourquoi l’équipe peine ces dernières années ?
En ce qui concerne l’équipe proprement dite, je rejoins mes grands frères qui pensent qu’il faut réconcilier toute la famille du Tonnerre. J’ai commencé l’année passée déjà comme Richard Obatteba, tous les anciens qui sont à l’étranger. J’ai appelé Bekombo, Bekono ainsi que d’autres plus jeunes qui ont été dans le Tonnerre comme Imandy.
Certains anciens joueurs que nous avons interviewés en l’occurrence Bonaventure Djonkep, pensent qu’il faut mobiliser les anciens Kalara boys pour sauver l’équipe. Êtes vous partant ?
J’ai appelé pas mal d’anciens pour dire : « écoutez, tout le monde se retrouve autour de la maison Tonnerre. J’ai discuté longtemps avec le capitaine emblématique Rigobert Song. Certains pensent comme moi, mais il faut que quelqu’un donne le la et qu’on les réunisse tous. Car la plupart disent : « oui, mai il y a quand même trop de soucis au Tonnerre ». Vous comprenez qu’ils ont peur.
Comment avez-vous rejoint le TKC ?
J’ai grandi avec Jean-Pierre Mbvoum dans mon entourage. J’ai connu l’illustre George Weah quand il jouait pour le Tonnerre. Il venait chez Jean-Pierre Plus tard, je suis allé jouer pour Racing de Bafoussam, Fovu de Baham. Après, le Général Semengue a voulu que je revienne au Tonnerre. Je n’ai même pas hésité car je savais que mon cœur était au Tonnerre. J’aimais cette équipe depuis très longtemps.
Quel souvenir gardez-vous du TKC ?
(Rires). Tellement de bons souvenirs. En tant que joueur et en tant que supporter. En tant que supporter, j’ai connu comme je vous l’ai dit l’équipe quand Weah, Mbvoum Jean-Pierre, Mama Jean-Louis. C’était la grande équipe du Tonnerre. J’ai connu la grande époque de Tonnerre. J’étai encore un gamin. Je regardais déjà ses matches. L’autre grand souvenir que je garde est celui de l’époque où j’étais joueur avec les Oba, Bekombe, Imandy, Rigobert Song. De cette génération-là, l’on garde de bons souvenirs. Je parlais il n’y a pas longtemps avec un ex coéquipier qui se souvenait que nous venions au stade en costume. Nos supporters étaient les plus élégants, intelligents. Tonnerre a révolutionné le football camerounais.
Un témoignage à l’endroit du président Martin Omgba Zing. L’avez-vous connu ?
Comme je le disais plus tôt dans cette interview, je ne l’ai pas connu. Je n’ai pas vécu son époque, je n’étais pas à ses côtés. De ce que j’ai appris, le fondateur était un passionné. Ceux qui m’ont parlé de lui ne m’en ont dit que du bien, de ce qu’il a apporté au Tonnerre. Même entre joueurs, nous parlions toujours du visionnaire Omgba Zing, de quelqu’un qui avait un grand amour pour le Tonnerre. Je pense que tout joueur ou supporter de Tonnerre garde un profond respect, une profonde amitié pour monsieur Omgba Zing. Pareil pour moi. La famille Omgba Zing reste importante pour nous, joueurs et supporters du Tonnerre.